Where everything that's true turns false, where teenage is the most powerful poison ever made, there, hope will have to fight for his existence.
 
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 I will always...

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Kaven L. Lubovski

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Messages : 2
Date d'inscription : 28/09/2016

MessageSujet: I will always...   Jeu 30 Mar - 16:16


Kaven, 18, flashback and bits.


I'm gonna keep you out with my love

J'ai découvert que mon coeur s'était arrêté quand il a redémarré, sans prévenir, quand le bleu de mes yeux à croisé le vert des siens.


Les cris hystériques de l'enfant résonnaient alentour. Intriguée, l'ombre qui se coulait de toit en toit dans le coin nord du territoire des Chats s'immobilisa, comme un animal. Si c'en avait été un, on aurait pu voir ses narines frémir et ses oreilles pivoter dans les directions des pleurs furieux, et de la voix jeune et paniquée qui tentait de calmer le bébé. Une voix que l'ombre reconnaissait. Avah. Il ignorait qu'elle eut un enfant, cependant... Elle murmurait maladroitement des phrases décousues, visiblement effrayée. Curieuse, l'ombre se glissa un peu plus près de la petite bâtisse mal éclairées d'où venait le bruit. De là, Avah était parfaitement visible, debout près de la fenêtre, les bras repliés pour soutenir, sûrement, l'enfant qui continuait de s'époumoner. A ce rythme là, il allait rameuter tout le quartier. Et les Chats dépréciaient les bébés braillards. C'était trop repérable. Avec qui tu as bien pu faire un enfant, Avah... Quelle imprudence.

L'ombre frissonna, hésita. Ce n'était pas bon d'être vu à fureter comme ça, et encore moi àdeviser gentiment avec une prostituée de seconde zone, mais.. C'était plus fort que lui. Il frappa doucement à la petite porte, et entendit la jeune femme sursauter, puis s'approcher de la porte ; hésiter derrière avant de tirer les loquets. Le visage criblé de tâches de son d'Avah apparu dans la faible lumière filtrée par la porte, sa tignasse noire et bouclée éparpillée sur ses épaules. Un étonnement immense écarquilla ses yeux clairs.
"T-toi ? Mais.. Qu'est-ce que tu fais là ? Je.. Je n'ai rien fait ! Viendrais tu pour.. Est-ce que quelqu'un t'aurais dis..?
-Salut, Avah. Tu n'invites plus les gens à entrer ?.. Dire quoi ? Tu as des secrets à me dissimuler ?
-Je ne.. Non. Oui. Enfin.. Entres, s'il-te-plait."
Le jeune homme coincé dans le rayon lumineux s’exécuta, ouvrant un peu plus grand la porte pour se couler à l'intérieur du vieux camping car, dans lequel les pleurs du bébé n'avait jamais cessé. Maintenant, il pouvait voir le berceau de fortune, et l'enfant qui gigotait en criant, ses joues gonflées par la rage et trempées par ses larmes, les poings serrés. Une touffe de cheveux d'un roux soutenu lui couvrait la tête. Il devait avoir quatre ou cinq mois. Avah croisa les bras, nerveuse, une expression méfiante et inquiète peinte sur ses traits fins d'immigrée slave.
"Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu fais là ?"
Il désigna le berceau.
"Il est à qui ? En dehors de toi je veux dire. Qui est son père ? Tu ferais mieux de le faire taire. Le vieux chat n'aime pas les sirènes aériennes, tu le sais bien.
-Ça te regarde pas à qui il est."
Elle avait dit ça avec une expression effrayée, cachottière. Il haussa les épaules, et se rapprocha du bébé qui gigotait inlassablement. Pourquoi pleurait-il à ce point, d'ailleurs, ce petit ? Il glissa sa main sous les langes, attrapant une épaule et une jambe minuscules avant de le soulever de son tas de couvertures. Léger comme une plume. Il plaqua le nourrisson contre sa poitrine en le berçant doucement, les yeux toujours fixés sur la rouquine qui le regardait faire avec des yeux exorbités. Peu à peu, au fil du mouvement circulaire de la main immense du chasseur de têtes dans le dos de l'enfant, les pleurs se tarirent. Jusqu'à ce qu'il cesse tout à fait d'hoqueter nerveusement, et respire calmement. Le garçon lui jeta un regard ; il s'était endormi. Avah le dévisageait, les bras ballants, la bouche lâche.
"Mais.. Mais... Comment t'as fait ça ?
-Aucune idée. Il pleure bizarre ton gamin, Avah. C'est pas normal le boucan qu'il fait, et les hésitations dans sa façon de pleurer là.. Il pleure souvent aussi fort ?
-Non. Soit il pleure très fort soit il pleure sans faire de bruit, il serre les poings et il ouvre la bouche mais y a pas de son qui sort.
Hm, hm. Bizarre. Il a mangé ?"
Une teinte brique empourpra la peau piquetée de tâches de rousseur. Pas besoin d'en dire plus. Le petit pleurait parce qu'il était affamé ; elle n'avait pas de quoi le nourrir correctement. Le jeune assassin soupira, et reposa le petit précautionneusement dans son berceau. Faire des gosses et ne pas pouvoir les nourrir... Vraiment ! Il resserra ses gants, vérifia rapidement sa coiffure avant de se diriger vers la porte.
"Attends ! Non, attends, Kaven..."
Il releva les yeux vers elle, et la trouver en train de fouiller dans ses tiroirs. Elle trouva ce qu'elle cherchait -un papier, et revint vers lui en serrant ses châles sur ses épaules.
"Je.. J'ai fais faire un test quand j'ai accouché, je voulais savoir qui.. Je n'en ai pas parlé, à personne, quand j'ai vu, parce que j'avais peur qu'on me prenne mon Denys... Mais je.. Kaven, c'est toi le père de cet enfant."


*


Kaven se redressa brutalement dans son lit, bien loin de cette nuit étrange, à Wellington, et se précipita dans la chambre de son fils. Denys pleurait. Enfin, pleurait... Non, Denys s'agitait, les yeux crispés, les poings fermés, des larmes plein les joues. Le jeune homme se rua vers lui, et le souleva de son petit lit pour le calmer. L'enfant passa ses jambes autour de sa taille et ses bras autour de son cou, et se calma petit à petit. Les soubresauts de ses épaules se calmèrent, s'espacèrent, jusqu'à ne plus exister. Alors, son père reposa le petit garçon de 21 mois dans son lit, et lui caressa lentement les cheveux en attendant qu'il se rendorme. Quand ce fut fait, il leva les yeux vers le réveil lumineux. 3h42. Il reprenait son service à 5h15. Pas la peine d'aller se recoucher. Il lâcha un soupir, passa sa main dans ses cheveux, et ferma les yeux pour se masser les tempes. Parfois, il perdait le courage de continuer comme ça. Tapinage, service, ménage. Vivre dans un coin d'immeuble tout juste convenable, trimer comme un dingue pour payer la crèche, la nounou, le loyer, la nourriture, les charges. Ne jamais lâcher le morceau, et fixer ces yeux verts, ces yeux pleins d'intelligence et de joie, pour sentir repartir enfin son cœur qui se gonflait d'affection et de fierté pour trouver à nouveau de quoi monter au combat. Ça en valait la peine. Plutôt mille fois qu'une. Il n'allait pas offrir à Denys une vie comme celle de ses parents, non. Et personne ne lui ferais de mal. Jamais.
4h37. Il vérifia une dernière fois ses vêtements, ses cheveux, les instructions laissées pour la nourrice qui emmènerait Denys à la crèche et lui ferais prendre le petit déjeuner disposé sur la table. Descendit les étages. En bas, le gardien regardait un match de rugby d'un oeil distrait.
"Wo-hey, Kaven ! Déjà debout, ça y est, au boulot ?
-Salut, Dink. Eh oui... Je serais là autour de 2h00. Vous me préviendrez si Charlotte ne vient pas le chercher ou l'oublie à la crèche ?
-Comme d'habitude, petit ! Tu te tues à la tâche... Quel tu dis que tu as déjà ?
-Bientôt dix huit ans.
-Si c'est pas malheureux... Bon. Allez, bon vent petit, fais attention dehors à c't'heure !"
Et Kaven de filer dans la rue encore éclairées par les lampadaires, silencieusement, aussi discret que l'ombre qu'il avait été avant que Denys entre dans sa vie. Il l'avait choyé ce gamin, il avait prié, il l'avait nourri, et puis Avah avait été tuée... Et il avait fallu fuir. Le plus loin possible. Sans un regard pour quiconque, même si ça lui avait brisé le cœur de les abandonner. Mais il fallait qu'il sorte son fils de là... Avant qu'il ne soit trop tard... Avant que les fauves repèrent la gazelle égarée.
Le vent secoua les branches, les cheveux roux acajou de Kaven Lubovski, juste avant qu'il ne disparaisse. Il ne regrettait rien. Denys était sa vie, son tout. Il n'existait que par et pour lui. Il l'aimait plus que tout au monde. Peu importait s'il devait trimer, se laisser traîner dans la boue, dormir deux heures par jour. Il lui offrirait une vie grandiose. A n'importe quel prix.



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